Olivier Renard s'est confié dans Le Soir pour livrer sa version des faits concernant son licenciement.
Il affirme avoir rapidement constaté un manque d'unité au sein de la direction. Plusieurs responsables faisaient cavalier seul, alimentant la presse de fuites vraies ou fausses pour gagner en influence.
Concernant son bilan, il rappelle les objectifs fixés à son arrivée : top 3, rajeunissement du noyau, baisse de la masse salariale, joueurs "bankables" et ambition en Coupe. Le club a joué deux finales de Coupe en deux ans, une quatrième place la saison passée et actuelle, près de 60M de ventes, un noyau rajeuni et plusieurs jeunes susceptibles de rapporter plus de 50M à terme. Il regrette que certains tentent de minimiser son rôle dans ces résultats.
Renard décrit une direction qui, selon lui, a attisé les crises plutôt que de les apaiser. Il cite notamment la période suivant la défaite. contre Charleroi, marquée par une propagande interne contre Besnik Hasi. Il estime également que certains joueurs ont fui leurs responsabilités après le Clasico, en affirmant que le noyau manquait de qualité.
L'ancien DS raconte plusieurs épisodes révélant le manque de confiance : licenciement de son responsable du recrutement sans l'avertir, réunions de scouting organisées sans lui, arrivée d'un nouveau responsable (Verwilghen) qu'il a appris dans la presse, et même un cabinet mandaté pour trouver son propre remplaçant alors qu'il n'était pas encore licencier.
Renard se défend d'être l'unique responsable de certains dossiers, comme les arrivées de Sikan ou Coba da Costa. Il explique que les choix ont parfois été dictés par les datas ou par des contraintes internes, et non par ses priorités sportives. Selon lui, il avait proposé deux autres profils en prêt avec option d'achat pour le poste d'attaquant, mais ils n'ont pas été validés par les datas de David Verwilghen, qui a imposé Danilo Sikan.
Il assume la nomination et la prolongation de Hasi, estimant que le coach répondait aux attentes du RSCA. Il juge que le groupe de joueurs a parfois abandonné son entraineur et que la direction n'a pas su envoyer les signaux positifs nécessaires pour stabiliser la situation.
Renard nie tout animosité directe mais pointe un manque de transparence et des décisions incohérentes. Il raconte notamment une anecdote où un dirigeant lui propose... un directeur sportif, preuve selon lui d'une désorganisation interne.


