À Anderlecht, l’incertitude s’installe et commence à peser lourd. Près de trois semaines après le départ de Besnik Hasi, le RSCA n’a toujours pas trouvé de successeur définitif. Toutes les pistes mènent à Alfred Schreuder, mais l’entraîneur néerlandais reste fermement retenu par son club saoudien, Al‑Diriyah, déterminé à jouer la montée et peu enclin à négocier.
Pendant ce temps, au sein du vestiaire mauve, l’attente se fait sentir. Jérémy Taravel, coach intérimaire depuis la qualification en Coupe, assure qu’il reste concentré sur le terrain. Transparent sur la situation, il se dit même prêt à poursuivre sa mission jusqu’à la fin de la saison.
Mais la réalité sportive complique le débat. Anderlecht traverse une série inquiétante : 6 points sur 27 et plus de 400 minutes sans marquer en championnat. Un nouveau faux pas à Zulte Waregem pourrait faire basculer le Sporting hors du top 6, rendant le choix de la direction encore plus délicat.
Opter pour Taravel n’irait pas sans contraintes. Le Français ne possède pas le diplôme Pro Licence, indispensable pour occuper durablement le poste. Une solution administrative existe — replacer le coach des U23, Roel Clement, sur le banc — mais elle ne résout pas la question de fond : quelle direction sportive Anderlecht veut-il prendre ?
Pendant ce temps, Schreuder continue d’enchaîner les victoires en Arabie saoudite. Son succès 3‑1 ce week-end renforce encore la position d’Al‑Diriyah dans la course à la promotion, rendant un départ immédiat hautement improbable. Anderlecht pourrait devoir patienter jusqu’à l’été pour retenter sa chance… à moins que le club ne sorte un plan B de son chapeau.

